Frédéric Gilbert reste sur ses gardes : « Aujourd’hui, je ne sais pas si on va y aller. Je ne sais même pas qui dirige ce concours, ni comment il est financé. Quelle garantie d’équité ? », interroge le patron de Miss France. « Pourquoi la Côte d’Ivoire [dont la représentante figurait parmi les favorites, NDLR] n’a-t-elle pas gagné ? Parce qu’il y avait soit disant un problème avec son passeport. Se moquent-ils de nous ? Il n’y a même pas une agence de communication capable de vous donner un argument valable. Beaucoup de délégués ont annoncé qu’ils voulaient arrêter, donc on est dans une expectative totale. »
«Pourquoi demande-t-on un demi-million de dollars à la Thaïlande en droit de participation, alors que nous on paye 40 000 ? Ça veut dire que la Thaïlande va être favorisée par rapport à un petit pays d’Europe qui paye une licence moins chère, sauf qu’à notre niveau, c’est un gros budget », explique Frédéric Gilbert qui, malgré tout, reste ouvert à la discussion avec les organisateurs, quels qu’ils soient. « Ils veulent venir nous voir à Paris pour parler… C’est que ça a vraiment tangué. »
D’autres concours internationaux, moins connus du public français, intéressent aujourd’hui le patron de Miss France, tels que Miss Supranational. Cette élection qui se tient en Pologne depuis plus de vingt ans regroupe chaque année près de 85 participants et compte deux concours, avec les écharpes Miss Supranational et Mister Supranational. Un titre justement remporté l’année dernière par un Français, Swann Lavigne. Un membre de l’équipe Miss France a d’ailleurs été envoyé en repérage lors de la dernière édition. « C’est carré en termes d’équité et c’est un beau concours, la scène est belle », explique Frédéric Gilbert.
Source : Paris Match

